
Sois rassurée, il y a des solutions. Je t’explique :
Tout d’abord, il est important de comprendre que si tu as ce comportement, ce n’est pas de ta faute. Mais plutôt celle de la société qui nous engloutit sous une tonne d’information aussi contradictoires les unes que les autres. Résultat, ta bonne intention de faire attention à ta santé devient un calvaire.
Le comportement de la mangeuse restrictive :
Ce qui est essentiel pour elle, c’est l’équilibre et la qualité de son alimentation. Elle cherche à faire des repas équilibrés et avec des produits de haute qualité. Elle classe les aliments dans des catégories comme « bon ou mauvais », « sain ou malsain », « diététique ou malbouffe »… La mangeuse restrictive étudie les étiquettes pour vérifier la composition des aliments. Elle compose ses repas selon un équilibre bien défini entre les féculents, les légumes et les protéines, loin de ses envies et de ses besoins. Sa peur principale est de perdre le contrôle. Souvent, son alimentation est faite de règles à respecter. Il y a peu de plaisir et de satisfaction des envies. Tout est sous contrôle.
Si la mangeuse restrictive craque, elle se sous-estime et se sent coupable. Elle aura beaucoup de doutes sur elle et sur ses capacités. Elle a tendance à la dépréciation. On dit qu’elle est en restriction cognitive, c’est à dire qu’elle mentalise son alimentation pour ne pas grossir ou pour maigrir. Coupée de ses ressentis alimentaires, il ne lui reste que les faims très intenses. Ses pensées autour de la nourriture, du poids et des formes corporelles deviennent obsessionnelles. On peut dire d’elle qu’elle est un mangeuse réflexive : qui mange en fonction de ses croyances ou des connaissances scientifiques du moment.
Dans les cas extrêmes, la mangeuse restrictive peut souffrir d’orthorexie ; troubles du comportement alimentaire qui amène à une exclusion sociale importante. En effet, le contrôle devient une obsession et n’est plus gérable à l’extérieur de la maison.
Comment en sortir ?
En réapprenant à faire confiance à son corps. Cela passe par retrouver les sensations de faim et de satiété.
Quand tu passes à table, prends quelques secondes pour être attentive à tes sensations.
- As tu faim ?
- Quels sont les signes qui se manifestent ? (creux au niveau de l’estomac, bâillement, perte d’énergie, gargouillis…)
- Evalue cette faim sur une échelle de 0 à 10. (0 = pas faim ; 10 = faim maximum)
- Mange (ou pas) en étant attentive à la disparition de ces sensations.
- Arrête toi quand tu te sens satisfaite.
Tips bonus
Tu as le droit de manger quelque soit ton niveau de faim. En prendre conscience va te permettre d’ajuster les quantités pour être satisfaite.
Les signes physiques de la faim peuvent disparaitre après quelques bouchées. Cela ne signifie pas que tu dois t’arrêter car la quantité sera surement insuffisante pour satisfaire les besoins de ton corps. C’est ce qu’on appelle la satiété.
L’indicateur qui permet de s’arrêter, c’est le rassasiement. C’est se sentir pleinement satisfaite tant sur la quantité (ni trop, ni pas assez) que sur le plaisir de ce que l’on a mangé.
Pour aller plus loin, tu peux lire l’article Les produits ultra-transformés, quésaco ?
